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Soeurs de Saint-Joseph de Cluny


Histoire depuis la fondation

Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.

La naissance d’une vocation

amjAnne-Marie Javouhey naquit à Chamblanc, un village de Bourgogne, cinquième de dix enfants, dont six vécurent, et fut baptisée le 11 novembre 1779. Anne Javouhey a tout juste 10 ans , quand éclate la révolution français en 1789.  Dès l'âge de 15 ans, elle invente  une école pour ses frères et soeurs et les enfants du village. Elle veut remédier à l'ignorance profane et religieuse des petits paysans qui l'entourent.

Elle a dix-neuf ans lorsque, à force de prière et d’engagement auprès des jeunes villageois, une certitude s’impose à elle. "Le Seigneur me fit connaître d’une manière extraordinaire, mais sûre, qu’il m’appelait à l’état que j’ai embrassé pour instruire les pauvres et élever les orphelins." Cet engagement prit la forme d’une cérémonie de consécration organisée dans la maison familiale, le jour de la saint Martin 1798. Peu après, elle concrétise cet engagement en rejoignant, à Besançon, une communauté de Filles de la Charité dévouées aux soins des malades et à l’instruction des enfants des quartiers pauvres.

Elle éprouva une nuit de l’âme où Dieu lui fit savoir qu’il l’attendait ailleurs, auprès des plus pauvres, des plus délaissés, des plus lointains, des "hommes noirs" dont peu de gens se souciaient, et dont la paysanne de Chamblanc ignorait jusqu’à l’existence.

La nouvelle congrégation des Sœurs de Saint-Joseph est créée en 1807 à Chalon-sur-Saône. Les quatre sœurs Javouhey font partie des premières religieuses. Elles sont bientôt à Autun, puis à Cluny, puis à Paris et un peu partout en France.

La rencontre en 1817 de Lainé, ministre de l’Intérieur, permet à l’aventure missionnaire de commencer : à l’Ile Bourbon (la Réunion) d’abord, puis, au Sénégal, en Gambie britannique, en Sierra-Leone, aux Antilles, en Guyane. Responsable de sa congrégation, Anne-Marie est le plus souvent retenue en France, en particulier lors de la première fondation à l’Ile Bourbon.

Dans les différentes maisons d’outre-mer confiées à la congrégation, les débuts de l’émancipation des esclaves purent s’effectuer grâce aux actions menées par les sœurs dans les différents domaines de l’éducation, de la santé et de l’économie. Seule contre presque tous, Anne-Marie Javouhey affirme la nécessité de l’éducation pour les indigènes. C’est grâce à elle que les premiers Sénégalais purent accéder au sacerdoce après une formation au séminaire de Bailleul, dans le nord de la France. Pour la formation d’un clergé indigène, Anne-Marie Javouhey avait presque cent ans d’avance, comme elle avait aussi un siècle d’avance dans le domaine de l’instruction au bénéfice de tous....

Le 15 juillet 1851, Anne-Marie Javouhey meurt à Paris. Le 15 octobre 1950 le Pape Pie XII proclamera Anne-Marie Javouhey Bienheureuse.

“Sa lumière ne s'est pas éteinte dans la nuit. Elle vit car ses filles de toutes races, de toutes nations, poursuivent dans l'Eglise l'oeuvre que le Seigneur lui a confiée.” (Constitutions SJC)

Aujourd’hui, présentes dans plus de 50 pays, les Sœurs de Saint Joseph de Cluny sont originaires d’environ 70 nations ou régions ; plus d’un tiers d’entre elles sont indiennes, presque un cinquième africaines ou malgaches. Avec une grande diversité de langues, de cultures et de formation, avec un large éventail d’engagements apostoliques qui évoluent selon les appels du temps, l’unité de la congrégation se maintient par la volonté de chaque Sœur de vivre la suite du Christ selon l’esprit de la fondatrice.

carte mission Congrégation des Soeurs St Joseph de Cluny

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