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A Saint-Pierre et Miquelon

Planning KT, Messes des familles ... 2016-2017

Vous pouvez télécharger le planning de la catéchèses, des messes des familles,des célébrations... de l'année 2016-2017.


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Histoire spiritaine SPM

Une Histoire spiritaine – Saint Pierre et Miquelon

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Présence des spiritains depuis 1765

La présence des spiritains re­monte au temps de la Nou­velle-France. Le premier mis­sionnaire formé par le séminaire du Saint-Esprit, fondé par Claude-Fran­çois Poullart des Places en 1703, arrive à Québec en 1732. Il sera suivi en 1735 et 1737 par Pierre Maillard et Jean Le Loutre, célèbres pour avoir évangélisé les Indiens Micmacs et défendu vail­lamment les Acadiens.

En 1763, la Couronne de France cède le Canada aux Anglais, mais les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon restent sous possession française. L’archipel est alors détaché de l'immense diocèse de Québec et érigé en préfecture apos­tolique autonome. Les deux premiers prêtres nommés ne purent jamais dé­barquer à Saint-Pierre à cause d'une tempête. Le navire continua sa route vers la Martinique, fit naufrage, et les deux moururent d'épuisement, l'un à bord, et l'autre de retour en France. En 1765, les îles sont alors confiées aux spiritains, qui y resteront jusqu'à l'occupation par les Anglais (1793-­1815). Ils y reviendront pour ouvrir un collège en 1872 et le diriger jusqu'à sa fermeture en 1892. Les spiritains sont de nouveau présents depuis 1912, et l'un d'eux, Mgr Oster, est nommé vi­caire apostolique. Il soutiendra la po­pulation pendant la Grande Guerre. Mgr Heitz lui succède en 1922. On lui doit la chapelle Sainte-Thérèse sur l'île de Langlade, qu'il a érigée en remerciement pour avoir échappé à un naufrage. En 1966: Mgr Maurer, alors préfet apostolique, est nommé évêque des îles Saint-Pierre-et-Mique­lon. Sa présence est longue de plus de cinquante ans. Il aura été le témoin de l'évolution sociale et religieuse de l'archipel. Il a soutenu les marins pê­cheurs dans leur lutte pour maintenir l'économie de l'archipel. Décédé en 1999, c'est Mgr Fischer qui lui succé­dera, puis Mgr Pierre-Marie Gaschy.


Aujourd’hui : Un évêque assisté de deux prêtres

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La population est majoritairement de culture catholique. Les îles sont sous la responsabilité pastorale de Mgr Pierre-Marie Gaschy, spiritain alsacien, évêque de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 2009. Il est assisté du P. Gabriel Borner et du P. Eugène Azuinyé, originaire du Nigeria, arrivé depuis peu. Cette communauté de spiritains se partage les activités de la paroisse : messes dominicales, visites aux malades, catéchèse, préparation aux sacrements. Ils sont aidés par deux communautés des sœurs de Saint-Jo­seph de Cluny. Mgr Gaschy, en sa qua­lité d'évêque, est également directeur de l'enseignement privé catholique. C'est une tâche d'accompagnateur, de veilleur et aussi d'administrateur qui lui incombe personnellement.

Un monde qui change

L'archipel n'échappe pas aux grandes mutations sociales et notamment religieuses qui ont secoué la métropole et le Canada ces quarante dernières années, qui sont également liées aux transformations de la situa­tion sociale et économique de l'archipel. On est passé d'une population de pêcheurs, à la foi solide, profonde et nécessaire parce que les conditions de vie étaient dures et le métier dan­gereux, à une population qui vit à l'aide des subventions de l'État. On constate bien la dis­tance culturelle entre ceux qui, âgés, restent fidèles à l'Église catholique et à certaines traditions religieuses inculquées durant leur enfance et la jeune génération qui ne sait rien, ou pas grand-chose, de la vie chrétienne. Le travail pastoral auprès des jeunes ne consiste pas seulement à trouver les moyens de rendre attrayante la catéchèse — de grands efforts ont déjà été faits et doivent être maintenus au­près des enfants — mais à rejoindre les jeunes dans leurs besoins de repères af­fectifs, émotionnels et spirituels, qu'ils n'arrivent pas forcément à exprimer.

Tenir le cap

Le P. Eugène, fort de son expérience avec les scouts du temps où il vivait dans la Drôme, à Saint-Joseph d'Allex, puis avec les jeunes d'Apprentis d'Au­teuil, à Bordeaux, est chargé d'accom­pagner les animateurs de l'aumônerie. La pratique religieuse reste cependant un peu plus élevée que la moyenne na­tionale, bien qu'elle ne soit plus aussi écrasante que jadis.

Un évêque et deux prêtres, pour 6 600 habitants : on pourrait penser que les fidèles de Saint-Pierre-et-Miquelon sont davantage privilégiés que ceux de nos zones rurales de métropole. La présence de trois prêtres n'est pas vraiment nécessaire pour assurer le nombre de messes et de sacrements, mais cette présence de religieux mis­sionnaires se justifie au vu de la situa­tion de l'archipel, de sa position géo­graphique et de ses réalités humaines. Les conditions de vie ne sont plus aussi dures qu'autrefois, mais un certain isolement ecclésial, l'absence de lieux à proximité pour se ressourcer spiri­tuellement, les longs hivers exigent de savoir compter sur soi-même. Le soutien moral entre religieux et la relation conviviale avec les habitants aident certainement à tenir le cap de la mission.

Il s'agit vraiment de maintenir une présence pastorale, au nom du Christ, auprès de tous : malades, des per­sonnes âgées, des fonctionnaires, des enseignants et, surtout, des familles et des jeunes.

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L'enseignement catholique est très présent à Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette institution, à laquelle est très attachée la popula­tion, remonte au début du XIXe siècle. Plus de la moitié des élèves, de la maternelle à la troisième, sont ins­crits dans un établissement catho­lique. Les plus grands vont ensuite au lycée public.

Depuis 1826

La présence de l'enseignement catho­lique date de 1826, lorsque la première école de filles est ouverte à Saint-Pierre par deux religieuses de la congrégation des soeurs de Saint-Joseph de Cluny. Fondée par la Mère Javouhey (1779­1851) cette congrégation, essentiel­lement missionnaire, essaime dans les différentes colonies : la Réunion d'abord, puis Saint-Louis du Séné­gal, Cayenne, la Martinique, avant d'ouvrir à Saint-Pierre-et‑ Miquelon.

Dix ans auparavant, l'ar­chipel était restitué à la France et recommençait à se peupler. Avant l'arrivée des sœurs, un instituteur déjà âgé, M. Coudreville, avait ouvert une classe d'école pour les garçons, à Saint-Pierre, près de l'église, mais le suivi de l'instruction souffrait de l'absentéisme chronique des élèves durant les périodes de pêche. Le curé de Miquelon, quant à lui, réclamait également un institu­teur pour la cinquantaine de garçons de son île. En 1841, le ministre de la Marine, se préoccupant de l'instruc­tion des garçons, envoie les frères de la Doctrine chrétienne de Ploërmel, fondée par l'abbé Jean-Marie de La Mennais, frère du célèbre écrivain. Les deux premiers frères dé­barquent en mai 1842. Puis un autre est nommé à Mique­lon en mars 1843. Des salles de classe sont construites en bois. En 1851, 120 garçons et 128 filles, âgés de 4 à 14 ans, sont scolarisés par les frères.

Une fermeture, un retour

Les progrès sont satisfaisants. La population augmente, les classes sont surchargées. En septembre 1859, les sœurs ouvrent alors un pensionnat pour l'enseignement des « arts d'agré­ment» (piano, broderie, peinture) et des notions de grammaire, d'histoire et de géographie moins rudimentaires que celles enseignées à l'école élémen­taire. Une cinquantaine de jeunes filles de Saint-Pierre s'y inscrivent.

Treize ans plus tard, plusieurs pères de famille demandent à l'abbé Letournoux, autorité ecclésiastique de Saint-Pierre, l'ouverture d'une mai­son d'éducation identique à celle des sœurs, pour les jeunes gens. L'abbé fait appel à la congrégation des pères du Saint-Esprit. Trois professeurs arrivent le 20 novembre 1872 et ouvrent le col­lège Saint-Pierre pour une éducation « solide et sérieuse », conformément à la demande des familles. Mais très vite, des difficultés financières surgissent. Le collège n'arrive pas à sub­venir à ses besoins, comme on l'avait espéré initialement. La présence de l'école des frères de Ploërrmel fait concurrence, et l'abbé Letournoux, seul à recevoir une subvention du gou­vernement, s'appuie sur eux. Comme l'administration locale n'est pas dispo­sée à céder tous les droits aux pères du Saint-Esprit, qu'elle trouve beaucoup trop influents, ceux-ci décident finale­ment de se retirer et ferment le collège en 1892.

Les pères spiritains reviendront sous la conduite de l'un des anciens pro­fesseurs du collège, le P. Oster, en 1912. Ils recevront dès lors la charge pastorale de la paroisse et de l'ensei­gnement catholique des deux îles.

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Les Sœurs Noéline (à gauche) et Marie-Bernard savent garder la main verte, même dans un environnement boréal comme Saint Pierre-et-Miquelon.

Sœur Marie-Bernard vit à Mi­quelon depuis 2003. Avec sœur Noéline, elle assure la présence d'une communauté religieuse chargée de l'animation de la paroisse ainsi que de la petite école maternelle privée de Miquelon. Celle-ci a été ouverte par Sœur Hilarion, une reli­gieuse pleine de vitalité, qui a laissé le souvenir d'une femme profondément attachée aux habitants de Miquelon, auxquels elle a consacré toute sa vie. « Ici on ne s'ennuie jamais!» disait fréquemment sueur Hilarion. Un slogan souvent repris par sœur Marie-Bernard, comme pour convaincre que l'île a beau être isolée et le village peuplé de 600 âmes, il y a toujours beaucoup à faire... Marie-Bernard est en quelque sorte l'héritière d'Hilarion. Après avoir travaillé 35 ans en Guyane et en Guadeloupe, elle, qui est née à Saint-Pierre, bien plus peuplée et ouverte sur l'extérieur que Miquelon, ne se plaint pas! Bien au contraire, la Saint-Pierraise est devenue miquelonnaise d'adoption et elle entend bien défendre les valeurs et les qualités des habitants !

Sœur Marie-Bernard a le parler franc, et les phrases sortant de sa bouche claquent comme drapeau sous le vent. Elle m'explique que les gens de Mique­lon sont très sensibles : il ne faudrait pas trop les confondre avec les gens de Saint-Pierre! Ceux-ci viennent en villégiature à Miquelon pour profiter des charmes naturels indéniables de l'île, lorsque les beaux jours arrivent, entre mai et septembre, mais ils dis­paraissent volontiers avec l'arrivée du long hiver. Il est vrai que Miquelon est davantage isolé, les périodes de mauvais temps empêchent le bateau ou l'avion de relier les deux îles. Plus qu'ailleurs, on dépend de la météo, les prix sont plus élevés qu'à Saint-Pierre et les perspectives d'emploi sont bou­chées. Les fonctionnaires, tous de la métropole, se réduisent au nombre de quatre : un sous-préfet et trois gen­darmes nommés pour trois ans. Il n'est pas rare que ces derniers demandent à prolonger leur séjour d'un an ou deux, alors que le médecin en résidence à Miquelon change tous les six mois, preuve s'il en est, précise Marie-Pierre, qu'il faut au moins une année pour comprendre, apprécier et aimer les gens de Miquelon.

Sourires de Madagascar

Sœur Noéline est malgache. Elle est arrivée sur l'île de Miquelon un 21 no­vembre, il y a six ans! Ses premières impressions furent bonnes car elle a été chaleureusement accueillie. D'emblée, la sociabilité des habitants l'a séduite : « Ici les gens sont sympathiques; ils sont ouverts et se disent bonjour... Chaque pays a son charme, il suffit d'entrer dans la culture des habitants du lieu où l'on vit. » Miquelon semble bien petite comparée à Madagascar, la grande île de l'océan Indien. Pourtant, la sœur n'a eu aucun mal à s'acclimater car... elle aime la neige. Elle s'est habituée au climat de l'île, à ses vents chargés de poudre de neige qui balaie le pays au cours des longs mois d'hiver...

Naissance d'une vocation

Noéline Rasanasolo a découvert les sœurs de Saint-Joseph de Cluny en 1989, lors de la visite de Jean-Paul II à Tananarive, Madagascar. Plusieurs congrégations religieuses étaient réu­nies pour la circonstance, mais c'est l'habit religieux des sœurs de Cluny qui a attiré le regard de la jeune fille. Elle s'est mise à la recherche de la mai­son des sœurs et en a inscrit l'adresse sur son carnet. Il lui faudra vaincre l'opposition de ses parents, avec une persévérance puisée dans la prière, qui lui accorderont finalement leur béné­diction — si précieuse et indispensable pour les gens de Madagascar — le jour de ses premiers engagements religieux, le 19 mars 2000. Viendront ensuite les années de formation, d'abord sur la Grande Île et ensuite à Paris, à la mai­son-mère des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Après ses engagements défini­tifs en 2006, elle enseignera l'histoire de sa congrégation aux novices durant trois ans, avant de s'envoler pour sa nouvelle mission, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Quand deux ou trois sont réunis... Sœur Noëline dirige la prière quoti­dienne des petits de l'école maternelle privée du village, donne la catéchèse, aide à l'animation des messes dominicales, visite les personnes âgées à leur domicile et s'occupe du jardin potager. C'est elle qui compose de magnifiques bouquets de fleurs qui ornent l'église, pour les messes du di­manche. Avec sœur Marie-Bernard, elle mène une vie de communauté pleine d'humour et de joie, qui aident à vivre le poids d'une existence confi­née. Sœur Noëline est volontaire : « II faut garder la force au milieu des diffi­cultés et se rappeler que Jésus est présent lorsque deux ou trois sont réunis en son nom. »

Miquelon compte quelque 600 ha­bitants. La messe célébrée chaque dimanche par l'un des trois prêtres qui viennent de Saint-Pierre, en fin de semaine, à tour de rôle, réunit une cinquantaine de fidèles. Les messes de rentrée en catéchèse attirent davan­tage de fidèles, ainsi que les fêtes de Noël et de Pâques. La foi des Mique­lonnais est traditionnelle, attachée au culte de la Sainte Vierge, mais elle n'échappe pas à la vague d'indif­férence religieuse que l'on observe sur le continent nord-américain ou en métropole depuis des décennies. Sœur Noëline observe un vide spiri­tuel chez un certain nombre d'habi­tants et considère que sa présence sur l'île est nécessaire pour maintenir l'étincelle de la foi...

Présence malgache

alt« On va prier pour le père Joël et sa nou­velle mission », annonce la religieuse, un tablier de cuisine noué autour de la taille, alors qu'elle prépare un repas d'adieu aux saveurs malgaches. Le père Joël Lavens a été missionnaire à Madagascar durant vingt ans. Il est revenu en France pendant quelques années avant d'arriver à Saint-Pierre‑et-Miquelon. Il célèbre sa dernière messe à Miquelon où vit, depuis huit, dix ou quinze ans, un groupe de cinq femmes malgaches. Quatre d'entre elles ont épousé des marins miquelo­nais; la cinquième est la compagne d'un gendarme, alsacien, en poste à Miquelon depuis un an. Elles sont bien décidées à fêter joyeusement le départ du missionnaire, qui a si bien connu leur pays d'origine, et met un terme à sept ans de présence à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le repas malgache est offert après la messe dominicale. Nous voici attablés dans la salle des fêtes de la paroisse, avec monsieur le maire, les deux gen­darmes et leur épouse, quelques amis, les sœurs et les cinq cuisinières mal­gaches autour du romasavamisao, un plat de viandes aromatisées d'herbes, de gingembre et de légumes accom­pagnés de quelques pâtes.

« Avec le P. Joël, je pouvais parler ma langue maternelle, et c'est un peu triste de le voir partir... mais ainsi va la vie », avoue, un brin résignée, la reli­gieuse. Une page se tourne : celle de la rencontre entre le P. Joël, ancien mis­sionnaire à Madagascar, et quelques Malgaches installées sur une petite île, face au Canada, près des côtes de Terre-Neuve : qui pourrait douter encore que notre planète ne soit pas devenue un grand village ?

Le P. Francis Weiss remercie les confrères et les habitants pour leur accueil chaleureux . Extrait de l'article publié dans la revue Saint Joseph d'Allex


Chapelle du nouvel hôpital

Tous les hôpitaux de France ont une chapelle ou un lieu de prière. A Saint-Pierre et Miquelon, il fallait lourdement insister pour qu’un local, initialement non prévu à cette utilisation, soit retenu comme chapelle. De nombreuses demandes réitérées pendant plus de 5 années ont finalement abouti, le mercredi 17 décembre 2014, à la célébration de la première messe à l’hôpital. Un grand merci à celles et ceux qui ont fait entendre leur voix pour qu’un tel lieu nous soit enfin accordé.



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