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Dans le Monde

Fin de vie: oui à l'urgence de la Fraternité!

La Conférence des Evêques de France (CEF) a publié un intéressant document sur LA FIN DE VIE lors de son assemblée à Lourdes qui vient de se dérouler. Nous le portons à votre connaissance ci-dessous.

Quelles que soient nos convictions, la fin de vie est un temps que nous vivrons tous et une inquiétude que nous partageons. Chacun doit donc pouvoir y réfléchir le plus sereinement possible, en évitant les écueils des passions et des pressions.

Nous voulons avant tout exprimer notre pleine compassion envers nos frères et sœurs en « fin de vie », comme l’Eglise a toujours essayé de le faire. Ils se présentent dans leur faiblesse, parfois extrême. Leur existence est un appel : de quelle humanité, de quelle attention, de quelle sollicitude ferons-nous preuve envers eux qui vivent au milieu de nous ?

Nous saluons les professionnels de santé qui leur procurent une qualité de vie dans une fin de vie la plus apaisée possible, grâce à leur compétence technique et à leur humanité, aussi bien dans le suivi quotidien que dans les situations d’urgence. Certains d’entre eux sont engagés, souvent avec de fortes convictions personnelles, en soins palliatifs. Grâce à eux et à l’effort de déploiement de ces soins, nombre de nos concitoyens vivent de manière apaisée leur fin de vie.

Cependant, ces soins ne sont pas suffisamment développés et les possibilités de soulagement de la souffrance sous toutes ses formes ne sont pas assez connues. Il est urgent de combattre cette ignorance, source de peurs qui ne sont jamais bonnes conseillères et dont s’abreuvent les sondages.

Ancrés dans l’ensemble du territoire, nous déplorons les disparités d’accès aux soins palliatifs ainsi que l’insuffisance de formations proposées au personnel médical et soignant, ce qui engendre des souffrances parfois tragiques. C’est pourquoi l’urgence consiste à poursuivre le développement des soins palliatifs pour que toute personne en ayant besoin puisse, selon la loi du 9 juin 1999, y avoir accès quel que soit son lieu de vie, y compris dans les EHPAD et dans les maisons de retraite.

En raison de ces carences et de la médiatisation de certains cas, plusieurs réclament un changement de la loi par la légalisation d’une assistance médicale au suicide et de l’euthanasie. Face à cette réclamation, nous affirmons notre opposition éthique pour au moins six raisons :

  1. La dernière loi a été votée récemment, le 2 février 2016. Dans la suite de celle du 22 avril 2005 – dont le retentissement fut international –, elle poursuit l’effort d’une prise en charge responsable et collégiale de la part des soignants pour garantir une fin de vie apaisée. Son application est encore largement en chantier et demande une formation appropriée. Apprécier, au cas par cas, comment accompagner au mieux chaque personne en grande vulnérabilité demande temps, discernement et délicatesse. Changer la loi manifesterait un manque de respect non seulement pour le travail législatif déjà accompli, mais aussi pour la patiente et progressive implication des soignants. Leur urgence, c’est qu’on leur laisse du temps.

2. Fort de la fraternité qu’il proclame, comment l’État pourrait-il, sans se contredire, faire la promotion – même encadrée – de l’aide au suicide ou de l’euthanasie tout en développant des plans de lutte contre le suicide ? Ce serait inscrire au cœur de nos sociétés la transgression de l’impératif civilisateur : « Tu ne tueras pas. » Le signal envoyé serait dramatique pour tous, et en particulier pour les personnes en grande fragilité, souvent tiraillées par cette question : « Ne suis-je pas un poids pour mes proches et pour la société ? » Quelles que soient les subtilités juridiques recherchées pour étouffer les problèmes de conscience, le geste fratricide se dresserait dans notre conscience collective comme une question refoulée et sans réponse : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

3. Si l’État confiait à la médecine la charge d’exécuter ces demandes de suicide ou d’euthanasie, des personnels soignants seraient entraînés, malgré eux, à penser qu’une vie ne serait plus digne d’être vécue, ce qui serait contraire au Code de déontologie médicale : « Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. » Selon Paul Ricœur reprenant la tradition hippocratique, la relation de soin est par nature un « pacte de confiance » qui unit soignés et soignants et qui interdit à ces derniers, au nom de cette dignité, de faire volontairement du mal à autrui et encore moins de le faire mourir. Tuer, même en prétendant invoquer la compassion, n’est en aucun cas un soin. Il est urgent de sauvegarder la vocation de la médecine.

4. Même si une clause de conscience venait protéger les soignants, qu’en serait-il des personnes vulnérables ? Dans leur autonomie, elles ont besoin de confiance et d’écoute pour confier leurs désirs, souvent ambivalents. Quelle serait la cohérence de l’engagement médical si, dans certains lieux, des soignants étaient prompts à accéder à leurs désirs de mort chimiquement provoquée, tandis que dans d’autres, ils les accompagnaient, grâce à l’écoute patiente et au soulagement des différentes souffrances, vers une mort naturelle paisible ? La vulnérabilité de personnes – jeunes et moins jeunes – en situation de dépendance et de fin de vie appelle non un geste de mort mais un accompagnement solidaire. La détresse de celles qui demandent parfois que l’on mette fin à leur vie, si elle n’a pu être prévenue1, doit être entendue. Elle oblige à un accompagnement plus attentif, non à un abandon prématuré au silence de la mort. Il en va d’une authentique fraternité qu’il est urgent de renforcer : elle est le lien vital de notre société.

5. Les tenants de l’aide au suicide et de l’euthanasie invoquent « le choix souverain du malade, son désir de maîtriser son destin ». Ils prétendent que « l’exercice de ce droit n’enlève rien à personne. C’est le type même de la liberté personnelle qui ne déborde pas sur la liberté d’autrui ». Mais qu’est-ce qu’une liberté qui, au nom d’une illusoire autonomie souveraine, enfermerait la personne vulnérable dans la solitude de sa décision ? L’expérience atteste que la liberté est toujours une liberté en relation grâce à laquelle le dialogue se noue afin que le soignant soit bienfaisant. Nos choix personnels, qu’on le veuille ou non, ont une dimension collective. Les blessures du corps individuel sont des blessures du corps social. Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant. Ce choix ne doit pas entrer dans la vie sociale par le biais d’une coopération légale au geste suicidaire.

6- Réclamer sous quelque forme que ce soit une « aide médicale à mourir », c’est imaginer, comme c’est le cas dans des pays voisins, des institutions spécialisées dans la mort. Mais alors quelles institutions ? Et avec quel financement ? Ou bien, c’est conduire notre système de santé à imposer à nos soignants et à nos concitoyens une culpabilité angoissante, chacun pouvant être amené à s’interroger : « Ne devrais-je pas envisager un jour de mettre fin à ma vie ? » Cette question sera source d’inévitables tensions pour les patients, leurs proches et les soignants. Elle pèserait gravement sur la relation de soin.

Ne nous trompons donc pas d’urgence !

Face aux troubles et aux doutes de notre société, comme le recommande Jürgen Habermas, nous offrons le récit du « bon Samaritain » qui prend en charge « l’homme à demi-mort », le conduit dans une « auberge » hospitalière et exerce la solidarité face à la « dépense » qu’occasionnent ses « soins ». À la lumière de ce récit, nous appelons nos concitoyens et nos parlementaires à un sursaut de conscience pour que s’édifie toujours plus en France une société fraternelle où nous prendrons individuellement et collectivement soin les uns des autres. Cette fraternité inspira l’ambition de notre système solidaire de santé au sortir de la Seconde guerre mondiale. Que ferons-nous de cette ambition ? La fraternité relève d’une décision et d’une urgence politiques que nous appelons de nos vœux.

Livre entretien du pape François

«Dieu est Jeune» Livre entretien du pape François

Alors que, lundi 19mars, s’est ouvert à Rome le pré-synode des jeunes, le pape François s’entretient dans un livre avec Thomas Leoncini, journaliste italien de 32 ans

Dans ce livre-entretien le pape donne le «ton» et fait de 2018, l’année de la jeunesse. Ce livre s’adresse à tous lesjeunes du monde entier, qu’ils soient catholiques ou non.

Le livre s’ouvre par une citation du poète américain Walt Whitman et on se demande presque, à la lecture de Dieu est jeune, si, dans son élan, le Pape François ne va pas monter sur la table tel John Keating, le charismatique professeur du Cercle des poètes disparus.

«Si l’on n’a pas le sens de l’humour, il est très difficile d’être heureux ; il faut savoir ne pas se prendre trop au sérieux », souligne le pape François et il confie qu’il récite tous les jours, depuis presque quarante ans, la «Prière de la bonne humeur » d’un autre britannique,saint Thomas More (1478-1535).

Voici cette prière, qui conclut le livre :

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.

Donne-moi la santé du corps, avec la bonne humeur pour la garder au mieux,

Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais qu’elle trouve dans Ta présence la voie pour redresser la situation.

Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir, et ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ».

Seigneur, donne-moi l’humour, Concède-moi la grâce de comprendre la plaisanterie, pour que je tire quelque bonheur de cette vie et que j’en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il.

Le journal «La Croix»en publie quelques extraits:

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Lode-jeunesse-pape-Francois-2018-03-19-1200921930

«Dieu est jeune» sorti en librairie le 22 mars.

Aimez vos prêtres

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10 façons de montrer à vos prêtres que vous les aimez

1. Priez pour eux!
«La chose la plus importante que peut faire un fidèle est de prier pour nous. Nous prions toujours pour quelqu’un, et nous offrons la messe du dimanche et des jours de fête pour le bénéfice de toute la communauté. Il est bon en retour de savoir que nos paroissiens prient aussi pour nous tous les jours. »

2. Préparez-leur leur repas, surtout les jours d’affluence
« Ce serait bien si quelqu’un prenait soin de nous préparer quelque chose le dimanche et les jours de fête lorsque l’activité de l’église est à son comble. Personne ne cuisine pour nous, pourtant ce serait vraiment agréable de rentrer à la maison après une grosse journée et de manger autre chose qu’un plat surgelé…»

3. Célébrez leur ordination
«Ce serait une bonne idée de célébrer l’anniversaire de notre ordination! Il est toujours bon de se rappeler du jour d’ordination sacerdotale d’un prêtre.»

4. Priez plus et plaignez-vous moins
«Que ce soit au sujet d’un prêtre, de la paroisse, d’une autre personne de la communauté, de la musique, ou d’une ampoule grillée : la grande majorité des interactions que nous avons avec nos fidèles, concerne une plainte!Je regrette qu’il ne soit pas plus souvent question de spiritualité ou des réalités du monde invisible…»

5. Portez-vous volontaire
«Ne pas attendre que l’on vous demande de rendre service à la paroisse, offrez-vous ! Nous avons la vocation de donner et de servir, il est parfois difficile pour nous de demander des choses…»

«Envisagez d’augmenter votre denier de l’Église pour mieux montrer votre soutien à la paroisse et au prêtre.»

6. Écrivez-leur un mot exprimant votre reconnaissance
«N’hésitez pas à nous exprimer votre reconnaissance à vos prêtres, en particulier si vous avez perdu contact avec lui, en lui laissant un mot expliquant comment son sacerdoce a influé sur votre vie, et lui montrer à quel point vous êtes toujours activement impliqué dans la foi. Cela signifie beaucoup pour nous.»

«Mon truc préféré ce sont les lettres des gens. Mais pas une carte avec deux phrases. Cela fait aussi plaisir, mais j’aime encore plus recevoir une vraie lettre. C’est très puissant de lire quelqu’un vous décrire précisément à quel point vous avez compté pour lui et fait la différence dans sa vie.»

7. Souciez-vous de leur bien-être
«Encouragez vos prêtres à faire une pause dans leur travail. Ils sont généralement tellement occupés qu’ils oublient de se reposer et de prendre soin de leur santé.»

8. Ne les retenez pas inutilement
«Ne vous accaparez pas votre prêtre, surtout le dimanche. Ne soyez pas trop possessif! Il est votre pasteur et votre serviteur, vous avez besoin de garder des rapports respectueux avec lui. 

9. Et si vous les invitiez à dîner ?
«Il est agréable quand les gens me proposent une invitation à leurs réunions de famille: dîners, anniversaires ou autre, même si je ne peux pas toujours m’y rendre parce que je suis aussi avec ma propre famille, mais c’est toujours agréable ! »

10. Cherchez la sainteté
«La chose la plus importante que Dieu veut, est d’être saint. Il n’y a rien de plus stimulant pour un prêtre d’être témoin de la sainteté dans la vie des gens qu’il sert. C’est non seulement une expérience de grâce qui montre que leur travail porte ses fruits, mais c’est aussi extrêmement instructif pour leur propre recherche de sainteté. »

source Aleteia

Les enfants ont-ils leur place à la messe?

Faut-il museler les enfants à la messe ?

Certains fidèles sont agacés par les pleurs et cris d'enfants pour qui se tenir tranquilles pendant une heure de célébration est une mission difficile. Messes dédiées, garderie, chartes, chaque paroisse gère au cas par cas la cohabitation des générations.

Suite de l'article dans "La Croix"


Avec humour les 25 répliques cultes des jeunes parents

 10h29 - Chuuuuuuuuuuut ! Faites votre signe de croix en entrant.

10h30 - On-ne-court-pas-dans-une-église !

10h31 - Descends de la poussette de ton petit frère.

10h34 - Non, ce n'est pas bientôt fini, ça vient juste de commencer.

10h40 - Ne fouille pas comme ça dans mon sac. Et repose mon rouge-à-lèvres, je t'ai vu.

10h41 - Ramasse la feuille...

10h42 - Regarde les enfants au premier rang. Est-ce qu'ils gesticulent sans arrêt, eux ?

10h45 - Laisse ta sœur tranquille.

10h50 - Voilà, vous pouvez aller à l'éveil à la foi. Sans courir ! Et inclinez-vous en passant devant l'autel.

11h10 - J'avais dit sans courir... Et de vous incliner en passant devant l'autel...

11h11 - Retourne-toi, c'est par là que ça se passe.

11h12 - Non, je n'ai pas de gâteaux.

11h12 - C'est bientôt fini, mais pas encore.

11h12 - Pose la cane de la dame.

11h15 – Tu parles tellement fort que je n'entends pas ce que dit le prêtre.

11h16 - La PAIX du Christ... (mmmgrrrrrrhhmmmppfffff!!!)

11h16 - On ira allumer un cierge APRES la messe, SI vous avez été sages.

11h18 - Donne ta pièce !

11h20 - Les enfants, c'est le moment le plus important de la messe, Jésus va venir.

11h20 - Je ferme les yeux parce que j'ESSAIE de prier.

11h22 - Venez pour la communion, le prêtre va vous bénir. (…) Sors de ce confessionnal !!!

11h26 - Arrête de taper du pied sur ce banc, bon sang !

11h26 - Allez, fermez les yeux et ouvrez votre cœur au Seigneur.

11h28 - Je ne sais pas, moi ! Compte les piliers, par exemple.

11h30 - OUI, maintenant, c'est FI-NI............

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