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Homélie de la Veillée Pascale "A"

Homélie de Mgr Pierre Gaschy

de la Veillée Pascale "A"


Ecoutez l'homélie

Ce qui s’est passé le vendredi saint a complètement déstabilisé les amis de Jésus. Les femmes qui sont allées au tombeau étaient sous le choc de l’horreur de sa condamnation et de sa mort. Jésus a rejoint tous les hommes dans leurs misères, leurs souffrances, leurs péchés pour les en libérer. Il a rejoint les chrétiens coptes assassinés dans leurs églises en Egypte, les personnes gazées en Syrie, les victimes du terrorisme, celles de la faim, celles des addictions, le pape parle du sang innocent versé quotidiennement, des victimes de la pédophilie. Le vendredi saint, Jésus n’a oublié aucune souffrance humaine. Personne ne peut dire que Dieu l’a abandonné.

Quand les femmes arrivent au tombeau, l’ange du Seigneur vint rouler la pierre qui fermait le tombeau et s’assit dessus pour affirmer que la mort est vaincue. Il dit aux femmes : «Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, il est ressuscité. » Ne le cherchez pas parmi les morts, il est vivant. Sa résurrection n’est pas un retour à la vie terrestre. Elle est bien mieux que cela. Jésus est entré avec son corps dans la vie invisible, celle qui ne peut pas mourir, la vie de Dieu.

Les femmes ainsi que les premiers chrétiens qui avaient connu Jésus, étaient invités à se rappeler qu’une force de vie était en lui quand il était en Palestine. Il a fait vivre les malades, les pécheurs, les personnes sans espérances, il a fait sortir Lazare de son tombeau car «en lui était la vie » dit St Jean. Ils se basent sur ce qu’ils ont vécu avec lui, et désormais le comprennent d’une nouvelle façon. De l’observation de ce que Jésus avait vécu, ils peuvent passer à la foi.

Il est curieux que cette force qui arrache Jésus à la mort ne l’a pas empêché de souffrir et de mourir. Au contraire, la résurrection se greffe sur sa passion et sa mort, elle en est l’éclat divin. N’est-ce pas la peine que se sont donnés les parents pour éduquer leurs enfants qui montre l’amour qu’ils ont eu pour eux et qui fait leur grandeur ? Tout amour comporte ces deux aspects : d’une part il y a le don de soi qui exige parfois la souffrance et même la mort, et d’autre part il y a aussi l’œuvre réalisée par l’amour, une certaine victoire sur le mal pour qu’adviennent plus de joie, plus de vie, plus de paix. De la passion et la mort de Jésus a jailli sa résurrection, la vie en plénitude pour lui et pour nous. Nous aimerions faire l’économie de la souffrance pour passer directement à la résurrection, mais cela n’est guère possible.

L’ange dit encore : «Il vous précède en Galilée : là vous le verrez. » La Galilée est le lieu d’où les disciples étaient partis pour suivre Jésus, le lieu de leurs familles. Ils sont donc envoyés dans leur vie ordinaire, pour rencontrer le Christ ressuscité. Le message est clair pour nous aujourd’hui : le Ressuscité précède ceux qui le recherchent dans leurs relations avec les autres et avec Dieu, dans leurs familles et lieux de travail, ainsi que dans leur prière.

Le Ressuscité se rend sur la route de chaque personne. Il suffit de le chercher avec son cœur pour le rencontrer. Il les guidera vers les petits pas de l’amour qui s’appellent parfois réconciliation, parfois estime des autres qu’on n’aimait pas, parfois renoncement à ses habitudes, parfois solidarité, joie partagée, attention aux autres, parfois sacrement du pardon vécue non par obligation mais par désir de renouer avec le Seigneur et le prochain. Alors, sa résurrection prendra racine dans leur « vivre avec les autres » et dans leur prière.

Puissions-nous montrer par notre vie que Christ est vivant !



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